Les impostures antichrétiennes

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Plus que jamais, le christianisme se doit de répondre aux défis qui lui sont lancés, notamment au New Age et aux thèses développées dans le Da Vinci Code, ou encore au gnosticisme, à l’occultisme et à la « magia sexualis».

Description

Les adeptes du New Age adhèrent en effet à l’idée d’une Tradition primordiale dont les religions ne seraient que des expressions plus ou moins dévoyées. Joseph-Marie Verlinde démontre le caractère fantaisiste de cette théorie, prenant forme chez Dan Brown dans le culte à la « Grande Déesse » qui a supplanté le Dieu paternaliste judéo-chrétien. En déconstruisant une à une les thèses de l’écrivain américain – sur la Révélation, le mythe du Graal, la soi-disant diabolisation de la sexualité par l’Église, sa prétendue misogynie –, il nous donne les clés pour comprendre la véritable teneur de l’« oeuvre » de Dan Brown. Et c’est aussi pour lui l’occasion de répandre la Bonne Nouvelle pour contrer ses effets.

Père Joseph-Marie Verlinde, Presses de la Renaissance.

Voir aussi La conférence sur le Da Vinci Code
et le CD La crédibilité des évangiles.


LA PRESSE EN PARLE


La vérité n’est pas cachée

C’est un livre très important, et qui fera date, espérons le, que le Père Verlinde offre à notre curiosité intellectuelle. Prenant prétexte du venin répandu par Dan Brown et ses inspirateurs dans les esprits troublés de nos contemporains – que la connaissance du christianisme n’étouffe décidément pas – il se jette en réalité dans une exégèse très approfondie de tous ces discours à prétention religieuse ou transcendantale, qui, au cours des siècles, ont prétendu dénoncer, remplacer ou détruire l’Eglise.

Du gnosticisme des premiers temps à la théosophie, en passant par le new-age, les thèses orientalistes, la philosophie allemande et les Lumières, partout le Père Verlinde débusque le mensonge et la parodie dans les mille courants d’inspiration ésotéro-occultiste qui encombrent les couloirs de l’histoire.

Avec une grâce admirable, Verlinde réussit à aborder le problème par une triple grille : historique, culturelle et doctrinale. Il remonte ainsi aux racines du mal, si on peut dire et, d’une plume acérée mais humble, d’une intelligence fulgurante mais pleine de charité, révèle l’antichristianisme fondamental qui les habite et met au jour la rivalité mimétique qui les meut. Car, en témoigne la récente « affaire » de « l’évangile de Judas », ces essais innombrables de « réenchantement du monde » ne s’élaborent jamais qu’en réaction à la vérité libératrice annoncée et incarnée par le Christ.

Allant puiser où bon leur semble, les faussaires importent l’hindouisme quand il s’agit de démontrer que le Fils de Dieu n’est qu’un avatar, réduisent la résurrection à Osiris et identifient Marie-Madeleine à la « grande déesse ».

L’incurie de ces projets de retour à la « véritable religion originelle » ne gêne pourtant pas leur diffusion, et c’est là qu’est le premier danger. Le Père Verlinde répond avec sagacité à tous les arguments avancés et conclut ainsi : « Les grands esprits se trouvent au rendez-vous de la spiritualité du nouvel-âge, qui se caractérise par son projet théurgique : l’autodivinisation de l’homme ».

J. G., La Nef, mai 2006, n° 171, p. 30


Avec le glaive de l’Esprit !

Le Père Joseph-Marie Verlinde a (presque) réponse à tout. Doté d’un précieux charisme d’enseignement, de compréhension du monde moderne et de son évolution, cet éminent intellectuel publie aujourd’hui un nouveau livre, comparé au « tsunami » ésotérique, provoqué par le da Vinci Code.

Silhouette légèrement voutée, regard pétillant, sourire aux lèvres, le Père Joseph-Marie nous accueille et s’exprime avec des mots complexes. Non pour impressionner mais l’abbé a l’esprit de précision. D’un vif coup d’œil, il vérifie que nous le comprenons et continue son exposé avec enthousiasme.

Vestige de sa formation de chercheur en chimie nucléaire, il traque minutieusement l’explication et théorise en orfèvre. Devenu professeur d’épistémologie, il s’est passionné de la lutte contre l’ésotérisme et sait de quoi il parle.

Dans les années 1970, il a suivi les gourous de la méditation transcendantale sur les routes indiennes, loin de sa Belgique natale, puis s’est essayé aux sciences occultes.

Revenu dans le droit chemin du catholicisme romain, il évoque ses égarements dans un premier ouvrage (1) et accumule conférences, cours, livres et homélies, pour ramener les âmes attirées par l’occultisme ou la méditation orientale. Depuis 2002 et le succès de ses conférences de carême prêchées à Notre-Dame de Paris (2), le Père Joseph-Marie cherche à « éclairer les consciences sans s’y substituer » sur son site internet « https://www.final-age.net ».

Quand il ne parle pas d’expérience… il partage ! Installé depuis le début des années 1990 dans la communauté qu’il a fondée, la Famille de Saint Joseph, parmi moines et moniales vivant la Règle de saint Benoit, il passe des heures dans sa « bibliothèque noire », à confronter grimoires ésotériques et Saintes Ecritures, sommes philosophiques et écrits gnostiques. Bourreau de travail, l’ascète ne lève les yeux que pour les offices rythmant le jour. Quand la « Da Vinci vague » a déferlé, effaré par le défaut de formation des « cathos », il s’est employé à organiser la contre-offensive ! Conférences, entretiens, livre. Certes, il y avait déjà eu moultes réponses aux questions ésotériques soulevées par le roman mais les défis religieux n’avaient jamais été clairement abordés ni défendus. Cependant, un ouvrage de plus sur le da Vinci Code aurait fait trop d’honneur à Mister Brown, le Père Joseph-Marie le considère en « représentant médiatique » du New Age et en profite pour régler leur compte aux adeptes des Harry Potter et autres Halloween. « Nouvel Age versus christianisme », voilà le cheval de bataille de ce moine à l’âme de guerrier, armé du glaive de l’Esprit et du bouclier de la foi (cf. Ep 6) !

S’il concède que la plume est élégante, il déplore que Dan Brown ait su vulgariser sans rien inventer : « Il devrait payer des droits à ceux qu’il plagie honteusement ! » s’indigne-t-il, pointant un à un tous les livres d’ésotérisme dont l’auteur s’est servi.

Enfin, citant le Cardinal Lustiger, il déclare : « Il y a un travail apologétique à faire ! » Décrypter : le Da Vinci Code est une occasion d’évangéliser. Là est son espérance. Il veut « aider ceux qui ont été ébranlés par le roman, à voir que ses thèses ne tiennent pas la route, qu’on a une réponse de croyant à donner ». Humblement mais sûrement.

Amélie de Menou, Il est vivant, mai 2006, n° 227, p. 34

(1) L’Expérience interdite, Saint-Paul, Paris, 1998.
(2) Cent questions sur les nouvelles religiosités, Saint-Paul, Paris, 2002.


Un relent de néognosticisme

Le succès et la tromperie du Da Vinci Code ne se démentent pas. Le père Verlinde apporte une réponse au phénomène lui-même que révèle ce livre : celui d’un néognosticisme, dû à la multiplication de recherches de spiritualités en vue d’un bien-être factice.

Ce livre est une nécessité.
Joseph-Marie Verlinde est né en 1947. Chercheur au CNRS en chimie nucléaire, attiré un temps par l’Orient, Verlinde a entrepris des études de théologie après 1968 et a été ordonné prêtre en 1983. Il enseigne ensuite la philosophie de la nature à l’Université catholique de Lyon, puis entre en 1991 au sein de la Fraternité monastique de la Famille de Saint Joseph. Il me semble important de conserver un tel parcours à l’esprit lorsque l’on s’apprête à lire le nouvel ouvrage du père Verlinde : ce parcours lui permet de connaître ce dont il traite de façon charnelle autant qu’intellectuelle. Les impostures antichrétiennes sont une réponse au Da Vinci Code, c’est un fait. Le livre est cependant beaucoup plus que cela et si Verlinde appuie son développement sur les inepties du romancier new age, c’est pour mieux déployer une superbe érudition et une belle finesse d’analyse sur un sujet qui déborde de loin l’épiphénomène conjoncturel Dan Brown.

Le néognosticisme
Verlinde montre que le Da Vinci Code n’est que l’une des formes de l’expression contemporaine de ce qu’il qualifie de néognosticisme, versant de l’idéologie new age en cours de déploiement dans nos sociétés occidentales. Car à quoi assistons-nous ? A la multiplication de prétendues « spiritualités », lesquelles en réalité ne sont rien de plus que des formes individualistes, hédonistes, matérialistes et ultraconsuméristes de la volonté d’autodivinisation de petits egos prétentieux. En termes plus tranquilles, cela s’appelle la « quête du bien-être ». Il est donc urgent d’attirer l’attention à ce propos, d’avertir même, ce que Verlinde fait avec brio. Les « néo-spiritualités » sont un des modes de la tentation et, l’auteur le note avec justesse, cette tentation ne laisse pas toujours les chrétiens de marbre. C’est pourquoi le parcours proposé par Verlinde, de la gnose ancienne au New Age contemporain, des apocryphes au Da Vinci Code, du Graal à la Renaissance, est un livre nécessaire : il permet de voir clair.

Une réponse globale
Autant sur les âneries proférées comme si de rien n’était par le bel ego Dan Brown toutes dents blanches et fond de teint déployés que sur celles qui parcourent nombre de livres consacrés aux apocryphes ou aux textes des Esséniens, les deux étant du reste souvent confondus.
Avec clarté, Verlinde fait le point sur les principales thèses contemporaines du New Age, montre en quoi ces thèses sont farfelues, insiste sur les liens entre ce New Age contemporain et des courants anciens auxquels les Pères de l’Eglise furent confrontés, sans pourtant confondre ce qui appartient à ces courants et de vraies lignes de force grecques qui ont pu influencer le christianisme en ses débuts. Du coup, sa « réponse » à Dan Brown devient réponse globale à un courant qui n’a que l’apparence du religieux et du sacré, courant offensif, en plein développement, dont l’un des traits est un antichristianisme primaire, particulièrement à l’encontre du catholicisme.

Le plus grand des dangers
Car nos mages contemporains veulent simplement rétablir la « vérité » d’un « christianisme » victime de la « méchante Eglise complotiste ». Une telle vision de l’histoire, une telle façon réductrice et simpliste d’expliquer la complexité de l’histoire des hommes, voilà sans doute le plus grand des dangers que représente cette « religiosité » au service de l’ultra-individualisme contemporain.

Un livre pour tous
Et voilà en quoi ce livre de Verlinde est à lire dans toutes les familles : cela nous évitera d’entendre des imbécillités au sujet de Marie-Madeleine jusque sur le porche des églises. L’érudition accessible de Verlinde oblige à déposer ce livre dans sa bibliothèque, après lecture, à portée de toutes les mains, simplement pour aller y puiser l’information claire et nécessaire face à toute interrogation concernant Jésus et Marie-Madeleine, le Graal, la grande déesse, la sexualité et l’Eglise, etc. De quoi répondre calmement au mage chaman athée de service, érotomane, supérieur inconnu du christianisme secret opprimé par l’Eglise catholique, vous savez bien, celui de votre paroisse, qui traîne parfois à la sortie de l’église, le regard initié et les mains à proximité de tout ce qui porte jupe. Un livre nécessaire, je le disais.

Matthieu Baumier, L’homme Nouveau, Supplément du n° 1369 du 13 au 26 mai 2006, p. 4-5.


Voir aussi la traduction en polonais
et la traduction en portugais.

Informations complémentaires

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